Les berges et les lits
Au cœur d’un environnement rural, les berges et lits des cours d’eau sont souvent dégradées par le piétinement des animaux en particulier sur les secteurs à dominante d’élevage bovin (Vienne, Creuse amont, Gartempe).
Afin de préserver les berges et les lits, il convient de :
- Limiter le piétinement du bétail en créant des points d’abreuvement à proximité des cours d’eau avec des sources d’alimentation diversifiées selon la disponibilité des ressources,
- Préconiser des solutions de restauration et d’entretien compatibles avec la préservation de la qualité des milieux,
- Mettre en place des outils de gestion tels que les contrats de restauration et entretien et les contrats de rivière.
Les aménagements hydrauliques
La continuité d’écoulement est affectée par les aménagements hydrauliques (barrages, seuils,...), souvent anciens et mal entretenus. La circulation des poissons migrateurs et des canoës est alors limitée. Le transport solide est entravé, les écoulements sont ralentis favorisant ainsi la sédimentation.
Afin de pallier ces problèmes il peut être proposé de :
- Aménager de façon à réduire les impacts ou effacer des ouvrages transversaux qui ne sont pas liés à une activité économique ou un usage prioritaire,
- Poursuivre l’équipement des ouvrages en passes à poissons afin d’assurer une continuité sur le bassin et reconquérir des zones de reproduction et de croissance.
Les étangs
L’abondance d’étangs (estimés à plus de 19 000), majoritaires dans la partie cristalline du bassin, engendre des impacts sur le milieu aquatique (rupture de la continuité écologique, élévation de la température, propagation d’espèces envahissantes, évaporation,...).
Afin de diminuer leur impact il est nécessaire de :
- Limiter leur création,
- Conseiller les exploitants et propriétaires pour améliorer la gestion des ouvrages (bonnes pratiques),
- Mettre en conformité les étangs existants,
- Proposer l’effacement et l’atterrissement des plans d’eau sans usage et abandonnés.
Les plantes invasives
La prolifération des espèces envahissantes constitue une problématique croissante sur le bassin. Elle s’accentue avec la banalisation des milieux et a des incidences sur les espèces autochtones.









