Ainsi, l’amont est marqué par la présence de ressources en eaux souterraines acides et peu minéralisées.
Les captages, nombreux, sont difficiles à contrôler.
Par ailleurs, une dégradation en matières organiques et oxydables et une présence forte de micropolluants marquent la partie médiane du cours de la Vienne, partie caractérisée par un pôle urbain et industriel important.
L’impact des pesticides et des nitrates est à surveiller avec une vigilance accrue sur la zone aval, notamment sur l’Envigne et l’Ozon. Le Clain influence fortement les concentrations de nitrates dans les eaux de la Vienne, mais il n’est pas inclus dans le périmètre du SAGE Vienne. Vis-à-vis du phénomène d’eutrophisation, notamment lié à la présence de phosphore, les petits affluents sont les plus sensibles. En effet, leur débit ne permet pas la dilution des nutriments, les rejets sur ces sous bassins n’ont pas tendance à diminuer (rejets de petites stations d’épuration, érosion de parcelles,…), et enfin, des plans d’eau, accumulant le phosphore, sont davantage présents sur ce réseau hydrographique.
La présence de nombreux barrages et étangs, notamment sur la partie médiane, met en exergue la problématique des matières en suspension lors des vidanges. Leur sédimentation peut poser un problème sur les barrages servant à l’Alimentation en Eau Potable (Gué Giraud, retenue de Saint-Germain-de-Confolens).
Enfin, la qualité hydrobiologique des cours d’eau est à conforter : l’Indice Biologique Global Normalisé (IBGN), globalement bon, est passable sur trois stations de l’axe Vienne ; une amélioration est cependant constatée sur ces points. De plus, l’Indice Poisson Rivière met en évidence une situation dégradée sur les affluents de la Vienne aval.




