La gestion quantitative

La gestion quantitative de la ressource en eau, passe par la gestion des étiages afin de limiter les pénuries d’eau et par la gestion des inondations afin de limiter les impacts liés à ce risque.

La gestion des étiages :

La gestion quantitative de la ressource en eau sur le bassin doit prendre en compte des usages variés. L’enjeu principal est donc de satisfaire les usages tout en assurant le potentiel biologique. Les étiages affectent particulièrement les moyens ou petits cours d’eau du bassin.

  • En amont, les principaux prélèvements sont destinés à l’eau potable et à l’abreuvement du bétail. Durant les périodes d’étiage les ponctions pour l’abreuvement peuvent être excessives et lors de déficits pluviométriques importants, des conflits d’usage peuvent apparaître sur les petits cours d’eau en amont marqués par de faibles écoulements. Irrigation
  • En aval, l’eau potable représente une part importante des prélèvements, mais une grande quantité de la ressource est aussi utilisée pour l’irrigation des grandes cultures. Les prélèvements industriels ont un impact faible car ils sont compensés par le soutien d’étiage.

Sur les zones à forte pression agricole :

  • Définir des valeurs de référence sur la base des exigences du milieu,
  • Instaurer ou généraliser la gestion volumétrique sur les cours d’eau,
  • Promouvoir des techniques d’irrigation économes en eau,
  • Promouvoir des cultures moins consommatrices d’eau.

Sur les zones influencées par les plans d’eau ou par des modifications de régime :

  • Étudier l’évolution des conditions d’écoulement en fonction de l’importance des débits turbinés de façon à moins pénaliser les peuplements piscicoles,
  • Réglementer la création de nouveaux étangs,
  • Assurer la déconnexion des plans d’eau par rapport au cours d’eau.

La gestion des inondations

La Vienne en crue La Vienne a été relativement épargnée par des crises majeures : inondation catastrophique, assèchement du lit ou pollution générale des eaux. Cependant, les crues des années 1913 et 1960 témoignent de la violence des inondations et de leur rapidité. Ces crues s’accompagnent généralement d’embâcles difficilement localisables.

Le risque d’inondation, qui croît de l’amont vers l’aval, devient assez importante en Vienne aval. En effet, l’aléa est plus fort sur cette zone. Les champs d’inondation sont plus larges, et les zones riveraines sont affectées par une montée progressive du niveau d’eau. Les zones naturelles d’expansion des crues, qui concourent à l’écrêtement de la crue et donc à une diminution du risque d’inondation, sont menacées par l’urbanisation de la zone aval et la suppression du réseau des haies. De plus, certaines communes ont, en zone inondable, plus de 50 habitants et des activités industrielles denses. Ainsi, la vulnérabilité aux inondations est importante sur ces zones où des biens et des personnes sont menacés.

Les affluents de la Vienne proches des zones urbaines peuvent également générer des crises locales. En effet, il faut noter l’inondation de juillet 1993 sur l’Aurence qui entraîna un ruissellement urbain important et des pollutions accidentelles répétées.
Les Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) en projet et les systèmes d’alerte vont permettre de mieux identifier les risques et de maîtriser les aménagements dans le lit majeur (limitation de l’usage du sol dans les zones concernées). De plus, le système d’annonce des crues, actuellement en cours de restructuration, devrait être plus performant.